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Construit à la fin du XVème dans un tête-à-tête magique avec le Rhône, le Grand-Prieuré de l’Ordre de Malte doit sa destinée à Jacques Réattu (1760-1833), peintre arlésien et Grand Prix de Rome, qui en fit sa maison, son atelier et le laboratoire de ses rêves. Devenu musée en 1868, l'édifice conserve toute son œuvre et sa collection personnelle, dont un extraordinaire portrait de Simon Vouet.
Ouvert à la photographie dès les années 60 (4000 œuvres aujourd’hui), enrichi par des dons d’exception (Picasso, avec 57 dessins et deux peintures, Alechinsky…), très sensible à la sculpture (Germaine Richier, Toni Grand…), le musée a créé en 2008 une chambre d’écoute dédiée à l’art sonore. Véritable lieu de confluences, pratiquant la commande aux artistes et le mélange des disciplines, le musée propose expositions thématiques et accrochages renouvelés pour découvrir l'art autrement.
Pablo Picasso & Christian Lacroix : Le musée Réattu joue les scènes 2 et 3 d'Acte V
Jusqu'au 30 décembre 2012.
Après la première scène inaugurée au début de l’année, l’accrochage Acte V joue ce printemps sa scène 2, à partir d’un pan mythique de la collection : « les Picasso d’Arles », qui comprennent l'extraordinaire suite de 57 dessins offerts par l'artiste en 1971, véritable journal de peintre conçu en 36 jours, deux peintures majeures – le portrait de sa mère Maria Lopez (1923) et le célèbre Portrait de Lee Miller en Arlésienne de 1937 –, et plusieurs gravures, notamment tauromachiques. De nombreuses photographies, réunies grâce à la générosité de leurs auteurs – de LUCIEN CLERGUE à ANDRE VILLERS, de ROBERT DOISNEAU à WILLY RONIS – complètent cet ensemble et offrent une singulière galerie de portraits, où se croisent les “diamants noirs” du regard de Picasso et la présence de ses compagnes et muses, telles Jacqueline Picasso ou Françoise Gilot. Un an après l'anniversaire des 40 ans de cette donation et un avant celui des 40 ans de la disparition de l'artiste, le musée Réattu donne un coup de projecteur sur cette collection unique, née du lien que Picasso a noué avec la ville d'Arles et le musée. Scène 3, invité de ce moment privilégié, CHRISTIAN LACROIX fait son retour au musée, 4 ans après le grand opéra de 2008 - l'exposition Musée Réattu / Christian Lacroix, dont l’empreinte demeure inscrite dans le musée -, mais cette fois dans son rôle de costumier. Il investit cette année les salles Picasso en enchâssant dans le parcours entièrement repensé par le musée quelques-unes de ses plus belles créations pour le théâtre, le ballet ou la corrida.

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LE MUSÉE RÉATTU , installé au bord du Rhône dans l'Ancien Grand Prieuré de l'Ordre de Malte, présente des œuvres anciennes (17ème/19ème siècles), des dessins et peintures de Picasso et de l'art contemporain. A travers ses expositions temporaires (environ trois par an), ses acquisitions ou ses propositions aux publics, le musée est principalement tourné vers la création artistique d'aujourd'hui.
Au croisement du Rhône et du cardo (l'axe nord/sud de la cité romaine), le lieu doit sa vocation artistique, à Jacques Réattu, peintre arlésien, Grand Prix de Rome en 1790, qui acheta l'édifice pour y vivre et y travailler. Son rêve était d'y accueillir des artistes en résidence pour leur offrir l'intensité de son paysage, 60 ans avant l'idée de « l'Atelier du Midi » de Vincent Van Gogh. C'est de ce rêve jamais concrétisé que le musée a hérité : les bâtiments et toute l'oeuvre du peintre.
Le musée Réattu, un laboratoire au service de la création.
Aujourd'hui, l'architecture, principal fil conducteur de la politique du musée favorise l'approche transversale des collections et les passerelles entre art et vie quotidienne.
Elle incite aux mélanges des genres et aux croisements des publics et donne au musée cette fonction de « laboratoire » au sein duquel l'artiste occupe une place essentielle.
Depuis le 19 novembre 2011 le musée a inauguré un espace consacré à l'Ordre de Malte, dans les magnifiques volumes de la salle des archives, lieu central de la mémoire des Chevaliers où étaient conservés les nobiliaires. Cette nouvelle muséographie propose une introduction à l'histoire de l'Ordre des Hospitaliers de St Jean de Jérusalem et éclaire celle des chevaliers en Camargue et à Arles.
LE MUSÉE EN QUELQUES DATES